Bach et Delalande

 du DIES IRAE de Michel-Richard Delalande

au MAGNIFICAT de Jean-Sébastien Bach

 

© Jean-Yves Bonzon

Après le succès des opéras Anacréon et Actéon de Jean-Philippe Rameau et Marc-Antoine Charpentier, À bout de souffle continue d’explorer la richesse de la dramaturgie et de l’expressivité de la musique baroque, mais cette fois, côté sacré.

Grandes œuvres s’il en est : le Magnificat de Jean-Sébastien Bach, cantique célébrant l’avènement d’une nouvelle ère, sera précédé du Dies irae de Michel-Richard Delalande, magistral hymne de l’Apocalypse.

Ces deux pièces ont en partage une écriture des émotions à la fois concise, efficace et implacable. Le jeu sur la densité des chœurs, tour à tour fugués ou homophoniques, le brillant, le puissant et l’amplitude de l’orchestre, l’intimité des parties solistes, on connait tout cela chez Bach. On sait moins que Delalande, successeur de Lully auprès de Louis XIV, avait aussi l’art de faire résonner pour le plus grand effroi et le plus grand plaisir des auditeurs français le silence éternel des espaces infinis.

 

Distribution

Direction artistique, direction musicale : Stéphane Delincak

Solistes lyriques : cinq chanteurs
Sopranos :  Anaïs Constans, Anne-Laure Touya
Mezzo-soprano : Caroline Champy-Tursun
Ténor : Branislav Rakic
Baryton (basse-taille) : Matthieu Le Levreur

Chœur À bout de Souffle : cinquante chanteurs

Orchestre baroque : vingt-deux instrumentistes
six violons
trois altos
deux violoncelles
une contrebasse
deux hautbois (jouant le hautbois d’amour)
deux traversos
un basson
trois trompettes
une percussion
un orgue

Émission France 3 « Enquêtes de Région » enregistrée lors d’une répétition du Chœur À bout de souffle le 12 avril 2018 – Salle Osète Espace Duranti à Toulouse